Retour

EDUCATION

renforcement positif.

Nous allons parler du renforcement positif.

S'il y a une technique à comprendre, connaitre et utiliser, c'est bien celle du renforcement positif.

C'est le seul apprentissage, avec l'imitation, qui crée de nouveaux comportements.

C'est enrichissant pour tout individu.

Le renforcement positif est la clé de tout apprentissage.

C'est donc une procédure essentielle, qui doit être systématiquement employée.


LE RENFORCEMENT POSITIF EST UNE STIMULATION OU UN EVENEMENT (LA RECOMPENSE) QUI FAIT SUITE AU COMPORTEMENT ET INTENSIFIE CELUI-CI. LE COMPORTEMENT EST RENFORCE, C'EST A DIRE AUGMENTE EN FREQUENCE, ET/OU EN INTENSITE ET/OU EN DUREE. UNE RECOMPENSE ENTRAINE "PLUS DE COMPORTEMENT".

C'est un processus naturel basé sur l'hédonisme des animaux (et des êtres humains). On a envie de se faire plaisir dans la vie. On tend naturellement vers ça. Et bien, ça, c'est du renforcement positif.

LES CARACTERISTIQUES DU RENFORCEMENT POSITIF

La récompense est qualifiée par son efficacité.

En effet, n'importe quoi peut être une récompense, du moment que cela entraine plus de comportement.

Il est très important de se rendre compte que ce n'est pas parce que nous pensons que nous récompensons un animal que pour autant il est récompensé.

Par exemple, beaucoup de gens pensent que caresser son chien quant il tremble de peur, c'est le récompenser et le pousser à avoir plus peur. Ou que dire "bon chien" à son chien quant il s'assied à la demande, c'est le récompenser. NON, ce n'est pas parce que nous avons décrété qu'il s'agissait d'une récompense que c'en est bien une pour l'animal.
Pour le savoir, il faut en observer les effets sur le comportement.

Le chien a t'"il plus peur ? si OUI le caresser est bien une récompense ; si ce n'est pas le cas, si le chien a moins peur, sans doute la caresse est elle un apaisement ? Et le chien s'assied il plus vite et longtemps après qu'on ait dit "bon chien" ? si OUI c'est bien une récompense ; si NON ce n'en est pas une.

Chez le chien, la récompense généralement la plus efficace est la nourriture, la plus appétissante possible et, mieux encore, si le chien a faim.

Un chien de famille, souvent caressé, ne considérera pas la caresse comme une récompense, au contraire d'un chien de chenil qui n'est jamais touché.

Un chien qui vient de manger ne considérera pas la croquette comme une récompense ; il pourrait par contre être intéressé par un morceau de jambon. Par contre, s'il est à jeun depuis une semaine, toute croquette devient une récompense extraordinaire.

Il y a plusieurs classifications pour les récompenses :

- consommable, alimentaire : une petite bouchée d'un aliment extraordinaire, un aliment ordinaire pour un chien à jeun,

- sociale et affective : une attention sociale extraordinaire ; une caresse pour un chien qui n'est jamais caressé, un regard pour un chien qui n'est jamais regardé .......

- activité, jeux : un jouet, une balle de tennis, pour autant que cela focalise l'attention du chien et le fasse réaliser des prouesses,

- possession : obtention d'un objet, du contact privilégié avec une personne ......

- symbolique : il s'agit alors d'un code qui a été associé à une récompense et a pris la valeur de celle-ci.

L'EFFICACITE DELA RECOMPENSE DEPEND DE L'ETAT DE MOTIVATION DE L'ANIMAL :

Il ne faut jamais oublier l'élément "MOTIVATION".

Si un animal persiste à reproduire un comportement, c'est qu'il y a un renforcement POSITIF quelque part. Si on veut changer ce comportement, on doit trouver ce renforcement et la motivation sous-jacente.

Si on veut intensifier un comportement, on doit également trouver ce qui motive l'animal et élaborer la récompense appropriée.

Chez les animaux familiers, les motivations peuvent être hiérarchisées :

1- besoins bioloogiques, physiologiques de survie : faim, soif, sommeil, sexualité (en période sexuelle) ....

2- besoins de sécurité : protection contre la douleur et le danger,

3- besoins sociaux : appartenance à un groupe, recherche d'attention et d'appréciation, amour, sexualité (en dehors des périodes sexuelles),

4- désirs : jeux, amusements, desserts alimentaires ........

A partir de cette hiérarchie des motivations, il est facile de comprendre que si un chien a peur, il sera difficile de le motiver par une récompense telle qu'un dessert (aliment appétent chez un chien qui a à manger à sa faim), alors qu'il sera plus simple de le récompenser par un aliment s'il est à jeun depuis plusieurs jours.

La faim (motivation de niveau 1) sera plus forte que la peur (motivation de niveau 2), alors que le dessert (motivation de niveau 4) est largement moins puissant.

LA RECOMPENSE DOIT INTERVENIR JUSTE APRES L'ACTE,LA PARTIE D'ACTE, A RECOMPENSER

Si vous désirez que le chien s'assoie à l'ordre "assis', il faut récompenser quand il s'est assis, juste après. Si vous attendez une minute de plus, ce n'est pas "assis" que vous récompensez mais l'acte précédant la récompense, c'est à dire "rester assis" si le chien est resté en place sans bouger, ou "se lever" si le chien s'est déjà mis debout (d'où l'importance de travailler au clicker puisque ce dernier termine l'acte demandé).

De même, si vous récompensez une élimination sur un carré d'herbe dehors (alors que le chien urinait dans la maison, par exemple), il ne faut pas attendre d'être de retour à la maison, après 5 minutes, pour récompenser le chien et lui dire "c'est bien d'avoir uriné dehors", c'est au moment de la bonne action qu'il faut le récompenser, c'est à dire juste après l'acte.

Pour une séquence complexe, composée de différents actes, on peut récompenser progressivement des actes de plus en plus échafaudés, de plus en plus complets.

Si on désire que le chien se couche, ensuite s'assoie, se recouche à nouveau, se mette sur le dos, tourne sur le dos, se relève et se rassoie, on peut récompenser séparément chaque acte, ensuite les mettre en séquence, ensuite récompenser les actes plus compliqués avant de se limiter à ne récompenser que la séquence complète. On appelle cela du "FACONNEMENT" (shaping).

LA RECOMPENSE SYSTEMATIQUE ACCELERE L'APPRENTISSAGE,LA RECOMPENSE INTERMITTENTE FACILITELA MEMORISATION :

La psychologie expérimentale a permis de montrer que la façon dont la récompense apparait a un effet sur le comportement. Ces observations sont utilisables dans une stratégie d'apprentissage.

En psychologie expérimentale, on dit que :

- les réponses renforcées de façon continue s'acquièrent plus facilement que les réponses renforcées de façon intermittente,

- les réponses renforcées de façon intermittente résistent plus facilement à l'extinction que les réponses renforcées de façon continue (elles sont mémorisées à plus long terme).

La récompense, administrée systématiquement après chaque comportement, permet d'apprendre ce comportement. Elle permet d'accélérer les apprentissages. Administrée de façon intermittente, une fois sur deux, une fois sur trois ou quatre, au hasard, la récompense permet de mémoriser l'ordre appris.

La procédure proposée est de récompenser systématiquement au départ et ensuite de stabiliser la mémoire en passant en renforcement intermittent aléatoire.

LA RECOMPENSE PEUT ETRE SYMBOLIQUE :

 

AUTORITE ET CONTROLE

La France est l'un des pays d'Europe où l'on dénombre le plus de chiens par rapport au nombre d'habitants.

Le chien est un cas unique dans l'histoire de la domestication.

Le chien éprouve des émotions, allant de la tristesse à la joie, il fait la différence entre plaisir et déplaisir et il en mémorise la source, il nous manipule pour obtenir ce qu'il veut, il nous fait passer des messages par le regard ou par le geste, il réagit en fonction de notre humeur, il adapte son comportement suivant l'individu avec lequel il interagit, il fait des choix, il se soumet à une autorité, mais s'y oppose aussi, il apprend, il mémorise, il vit très difficilement sans contacts sociaux, il trouve toute sa maturité à travers les autres et il nous surprend en maintes occasions par sa capacité à ressentir les émotions de son maitre.

Il est assez facile de le considérer rapidement comme l'un des membres de la famille et de lui faire partager nos repas, nos vacances, nos soirées entre amis, nos peines, nos joies.

Cependant, nous allons nous intéresser ici à la cohabitation possible entre deux espèces différentes qui ont leur compréhension propre de leur environnement.

Le chien a des attentes, des besoins et des plaisirs qui diffèrent de ceux de son maitre. De plus il possède son propre système de communication enrichi par un langage vocal et gestuel souvent méconnu des maitres.

C'est pour toutes ces similitudes et ces différences fondamentales que, quelquefois, malgré toutes les meilleures intentions du maitre, la relation est parfois difficile entre les deux, source de conflit et de bien des désillusions.

Et il est dommage de constater que ces désillusions prennent pour la plupart naissance dans une double incompréhension, celle des maitres vis à vis du comportement de leur chien et celle des chiens vis à vis des intentions de leur maitre.

Un grand nombre de problèmes de désobéissance et de comportement auxquels les maitres sont confrontés trouvent leur source dans la relation conflictuelle qui existe entre eux et leur chien, découlant d'une méconnaissance du maitre des techniques d'apprentissage et des systèmes de communication du chien.

Le chien ne comprend pas ce que son maitre exige de lui, et le maitre, lui, ne comprend pas pourquoi son chien "fait exprès" de creuser des trous dans le jardin, de courir sans réfléchir vers un congénère, de sauter pour dire bonjour etc etc.......

SI LE CHIOT SE COMPORTE DE CETTE FACON, C'EST JUSTEMENT PARCE QUE C'EST UN CHIEN, ET QUE SI LE MAITRE DESIRE QU'IL SE COMPORTE différemment, il va falloir lui apprendre. MAIS POUR QUE LE CHIEN APPRENNE ET CONTINUE A AVOIR ENVIE D'APPRENDRE, IL VA FALLOIR QU'IL Y TROUVE du plaisir.

C'est pourquoi avant de parler d'obéissance et de désobéissance, il faudra s'attacher à construire une relation de confiance réciproque et prendre conscience que le développement comportemental du chien est étroitement lié au mode d'interaction et à la relation qu'il entretient avec son maitre.

Si le mode de relation est conflictuel, le chien grandit avec l'idée que pour obtenir ce qu'il désire, il doit se battre ou insister. S'il en a les capacités, et si de plus il obtient de temps en temps ce qu'il veut, il apprendra à se battre ou à insister. En revanche, s'il n'a pas les capacités suffisantes pour se battre pour obtenir ce qu'il veut ou pour insister, il s'inhibera et craindra son environnement et son maitre avec toutes les conséquences comportementales qui en découleront (peur, agressivité, hyper soumission, destruction, fugues).

IL EST VRAI QUE DEPUIS QUELQUES ANNEES, il est commun de comparer les comportements sociaux des chiens à ceux des loups et de réduire tout le relationnel et le mode d'interaction des chiens avec ses congénères et par extension avec l'homme, sur un mode de DOMINANCE HIERARCHIQUE. Etant admis que cette hiérarchie social se mettrait en place suite à des bagarres qui détermineraient un vainqueur (le dominant) et un vaincu (le dominé).

La conséquence de cette compréhension de la dominance et de la communication entre deux espèces différentes est source de bien des malentendus et de confusion chez les maitres, ne sachant plus quoi punir et comment punir.

De plus, le maitre a tendance à considérer tout comportement de son chien non conforme à ce qu'il désire comme une revendication de dominant.

Ces observations éthologiques nous ont apportées beaucoup et nous apporterons encore beaucoup sur la compréhension des interactions entre loups et entre chiens. Mais nous ne sommes pas des loups et nous ne sommes pas des chiens, alors ARRETONS de nous comporter comme tels avec nos chiens.

De plus, l'environnement dans lequel évolue les chiens est considérablement différent de celui des loups et différents des uns des autres et cet élément est à prendre en considération lorsque nous abordons ces notions de hiérarchie et de conflit hiérarchique.

UN POST QUI DONNE A REFLECHIR JE TROUVE - QU'EN PENSEZ VOUS ???????